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日志


7月28日

A la découverte de la nature

(*)arbre de la jasse2.jpg (143954 octets)

 

 

Cet arbre, je l'ai rencontré mercredi dernier lors d'une balade dans les monts de Lacaune. Il est fabuleux. La nature n'a pas été toujours été tendre avec  lui. Il présente deux nombreux symptômes mais il a lutté et il est le vainqueur incontestable de plusieurs siècles parmi nous.

Aussi, admirons-le, photographions-le, caressons-le, aimons-le Coeur rouge et lisons cette histoire très belle !

PS : J'ai pris plusieurs vues de cet admirable monument mais je n'ai pas réussi à les intégrer, une autre fois, d'ici là, j'aurai trouvé le nouveau système pour le faire.

 

Un soir d’été, mon grand-père me prit par la main. Il marmonna quelques mots à l’intention de ma mère, occupée dans la cuisine. Nos petites promenades m’apportaient beaucoup de plaisir. Il m’apprenait la nature, les gens d'ici. Il restait quelquefois silencieux et je savais alors que nous pourrions apercevoir au détour d'un chemin un lièvre ou un chevreuil. Ce jour-là, dans un silence plus recueilli que d’ordinaire, sa main serra la mienne plus fort  et il  me conduisit jusqu’au grand hêtre. Nous nous assîmes sur une des ses belles racines. Le regard grave, il me dit :

« - Il y a bien des évènements dont nous n'avons pas été les témoins, mais qui ont marqué l’histoire de notre vallée…Viens, Petit, approche un peu plus près : je vais te conter aujourd’hui une histoire bien mystérieuse, peut-être la plus secrète de cette montagne. Certains se presseront de raconter que c’est une légende, mais ne les écoute pas, Pitchou.

 

C’était il y a bien longtemps, de petits hameaux étaient nichés aux endroits les plus protégés du froid de la montagne, non loin des sources. A cette époque les habitants de cette vallée de l’Agout vivaient au rythme du soleil et des saisons. Ils travaillaient dur, tu sais Petit, et se réjouissaient des quelques fruits que pouvait leur offrir cette terre. Ils élevaient quelques bêtes, des vaches ou des brebis, engraissaient le cochon pour l’hiver. Les hommes et les femmes de ce pays, un peu oubliés du monde, vivaient paisiblement, et même si la rudesse du climat se faisait sentir, leur labeur quotidien leur permettait de s’en accommoder.

La proximité de l’Agout et sa fraîcheur avaient permis l’implantation des frênes. Ah… Le frêne était l’ami généreux de ces hommes. Il leur offrait son feuillage pour la nourriture des bêtes, un peu de bois de chauffe, de quoi fabriquer des outils et même des charrettes… Il s’était établi un véritable lien entre les hommes de terre et cet arbre qui n’avait rien de noble mais qui par ses dons adoucissait leur existence. Il  était de ce fait respecté et aimé. Et la vie s’écoulait ainsi, empreinte de simplicité.

 

Il n’en était pas de même à quelques kilomètres de là, sur le long massif sombre qui se trouve plus au Sud. Aujourd’hui cette montagne est appelée Montagne Noire. Avant elle s’appelait Nora, du nom d’un dieu du Feu. Le versant Nord de Nora était le domaine des grands hêtres altiers offrant leur feuillage d’or à chaque automne. Leur beauté faisait l’admiration des riches voyageurs, ils étaient choisis comme modèles par les peintres pour leurs couleurs chatoyantes. Les hêtres étaient des arbres fiers, hautains, ceux de la noblesse… Nora était la montagne des verriers. Et si le hêtre livrait son bois au feu des fours à verre, c'était avec la prétention d’être à l’origine de l’éclat des verreries qui illuminaient les tables princières jusqu’à Venise.

Autant te dire, Petit, que ces arbres-là n’étaient pas faits pour s’entendre avec les frênes de notre terre. Heureusement une vallée les séparait. Mais… c’est bien peu de chose, une vallée face à l’avidité d’arbres conquérants.

La notoriété des hêtres de Nora ne leur suffisait plus. A l’étroit sur ce versant, gonflés d’orgueil, ils décidèrent de conquérir le Caroux, le  Sommail et les Monts de l’Espinouse où nous nous trouvons.

 

A la faveur d’un terrible hiver, dont la rigueur hante encore la mémoire de nos aïeux, des armées de hêtres entreprirent l’ascension de notre massif. On les vit peu à peu gagner les sommets. Par les nuits les plus sombres, sur les crêtes battues par le vent, leurs branchages ciselaient le ciel de cendre d’un veinage tortueux. Rien ne semblait les distinguer des autres arbres et les frênes ne s’alarmaient pas  de ce nouveau voisinage. Lorsque le tenace brouillard, peu à peu se dissipa, les ombres des troncs massifs s’imposèrent. Les frênes perçurent trop tard le danger que représentaient pour eux l’approche de ces ennemis. Faisant fi des conseils des plus anciens, les jeunes frênes fougueux se lancèrent à corps perdu dans des attaques désordonnées. Beaucoup trouvèrent la mort, privés de soleil sous les sombres houppiers dominants. Face à cette horde d’envahisseurs, adaptés à l’altitude et dotés d’une phénoménale robustesse, notre montagne n’a offert que peu de résistance. Rapidement, les hêtres s’établirent presque partout.

Mais là où ils eurent le plus de mal, ce fut dans notre petit village. Le frêne n’avait pas l’intention de se laisser faire par ce prétentieux.. Oh… la bataille ne fut pas si spectaculaire, tout est très lent dans le monde des arbres. Juste un peu de concurrence au niveau des racines. Les frênes étaient des spécialistes du « Rambo té ! » (Pousses-toi de là que je m’y mette).  Aux environs du village, les hêtres, jeunots et sans cervelle ne faisaient pas le poids face à nos courageux frênes. Mais c’était sans compter, Pitchou, sur l’hégémonie sans limite des hêtres de Nora.

 

Lors d’un conseil extraordinaire, irrités et exaspérés par ceux qui leur tenaient tête, ils décidèrent d’envoyer le plus puissant d’entre eux. C’était un arbre de trois cent ans, aux racines géantes, telles des tentacules, capables d’étouffer cette dernière poche de résistance. Le hêtre devait s’établir en poste avancé, écraser les rebelles de façon définitive et permettre ainsi l’implantation  de ses congénères. Après quelques années de voyage, il s’imposa, non loin du hameau, déployant racines et branchages, et répandit son ombre sur tout le chemin. Bien planté, le hêtre  narguait les pauvres frênes, étalant noblesse et richesse de sa parure. Les habitants  du village commencèrent à vénérer cet étranger immense sans connaître l’objet réel de sa venue en ces lieux. Les frênes devaient tenter de sauver leurs derniers représentants. C’est alors qu'un évènement extraordinaire eut lieu.

 

Imagine, Petit, un silence pesant, une nuit sans lune. L’arbre au pied duquel nous nous trouvons, aveuglé de fierté, a baissé sa garde. Il s’est endormi. Un léger bruissement de feuilles presque imperceptible, vient troubler la quiétude du moment. Imagine que tes yeux qui s’habituent à l’obscurité arrivent à percevoir quelques ombres. Leur mouvement ne te paraît pas naturel, tu doutes, tu frissonnes un peu. Tu les distingues enfin, la certitude te gagne : Ils sont là devant,  sur les côtés aussi et enfin tu te retournes, à l’arrière tu en vois encore…. De toutes parts, ils avancent sans bruit. Ces centaines de frênes sont si proches maintenant que leurs branchages se rejoignent en une muraille noire, aucune parcelle de ciel étoilé n’est visible au travers du feuillage. Unis par la même volonté, ils semblent invincibles. Le grand hêtre sent leur présence. Il sort de sa torpeur. Il sait qu’il court un grand danger. Il tente alors de soulever ses racines pour se défendre. La terre tremble. Des crevasses se forment. Des pierres roulent. Un grondement sinistre déchire la nuit. A cet instant le hêtre voit apparaître une lueur de plus en plus vive, à l’extrémité de toutes les branches des frênes jaillissent des flammes de rage et de colère. Qui plus qu’un arbre craint le feu ? Le géant est  pétrifié.  Toutes ses racines cournouées et tordues, témoins visibles de son âme, sont mises à nu. Il est cependant vivant, épargné par les frênes.. Cette victoire était bien suffisante pour nos humbles amis : ils applaudirent à toutes branches, laissant échapper quelques feuilles et branchettes sur le sol, seules traces de la scène écoulée. Depuis cette nuit les frênes gardent la marque de ces brûlures sur leur bourgeons noircis.

 

Le lendemain, les villageois se regroupèrent silencieux autour du monstre dévoilé. Aucun mot ne fut prononcé. Les feuilles de frênes jonchant le sol, tous avaient compris. Pendant de nombreuses années, le grand hêtre fut évité, contourné… Néanmoins il fut  peu à peu réhabilité. Il offrait  sa parure aux amoureux, ses racines comme refuge aux enfants qui venaient s’y cacher. Tout ému, ce grand hêtre connut un peu de chaleur humaine. Abandonné des siens, épargné par ses ennemis, il devint le gardien muet des secrets que lui confiaient ses protégés. Le géant dans sa solitude, comprit peu à peu que la simplicité et le don de soi sont des qualités  supérieures à la beauté ou la puissance. La cohabitation sur terre d’espèces forestières différentes peut se faire sans encombre, chacun à sa place, respectant l’autre, la diversité et la tolérance étant facteurs de richesse et de survie pour tous.

 

Les frênes quant à eux ont poursuivi leur tâche auprès des hommes, fidèles. Les villageois quelque temps après l’événement, ont baptisé leur village du nom de ces arbres humbles et généreux, symbole de l’esprit de vie de cette petite vallée de l’Agout.

 

Ce soir, ce géant nous abrite, Petit... Et si tu caresses  ce grand tronc gris , en lui donnant un peu d’amour, et il en a manqué cet arbre-là, peut être sentiras-tu son cœur battre et son souffle léger dans tes cheveux.. comme un soupir…

 

Il est temps maintenant de rentrer chez nous, ta mère va se faire du souci… »

 

Nous prîmes le chemin du retour, silencieux. Je glissais ma petite main dans celle de mon grand-père, un peu rugueuse, mais tellement rassurante. Je jetai un dernier regard vers cet arbre magnifique, qui désormais pour moi, ne serait plus le même. Un légère brise agita ses feuilles, l'arbre me souriait. Mon grand-père  me serra  contre lui et ajouta :

« - Petit, tu te rendras compte que la vie recèle des mystères. La nature souvent vient au secours de l’homme pour lui donner des leçons de sagesse. Il suffit de savoir l’écouter... et de suivre le chemin que notre cœur nous montre. » 

7月20日

Tourner sept fois sa langue avant de parler

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Ces quelques lignes m'ont été inspirées, hélas, lors d'une discussion de choc avec une de mes voisines. En fait, j'ai dit ce que tous les autres pensent tout bas :ces nombreux enfants ne respectent rien, ni personne. Alors j'ai eu droit à un flot de paroles élogieuses, dont voici le condensé
 
A titre gratuit !!!!
 
Bien mal t'en a pris
De réclamer ton droit
De vouloir faire de l'esprit
Dans un tel endroit,
Car conasse
Rime, bien sûr, avec pétasse
C'est une volupté
De fin gourmets
Pour flatter ton égo
Pris à l'assaut
Par une outre à vin
En quête de margoulin !!!!
Hurlant "mais descends,
Bon sang !"
Tu es descendue
Et comme bien de bien entendu
Suivi de sa coterie
Ce fut l'orgie
Mais ce ne sont pas ses grossièretés
Qui vont te déconcerter.
La confiance en soi
Est toujours de bon aloi.
 
7月16日

Pour tout vous dire...

 
Coucou, me revoilou !!!!!!!
 
Ce poème intitulé "La mer" m'a été inspiré par la série télévisée "Entre Terre et Mer" avec de très bons acteurs comme Bernard Fresson et bien d'autres qui nous transporte dans la vie du pêcheur et de sa famille au siècle dernier avec ses hauts et ses bas.
 
Pierre Loti a également écrit "Pêcheur d'Islande" un formidable roman.
7月13日

LA MER

Exceptionnellement belle
Délicatement cruelle
Les hommes sont tes proies
Inéluctable loi
Tu dévores, tu engloutis
Un mari à tout jamais parti
Un fiancé jamais revenu
D'un voyage tant attendu
Du pavillon en berne
Explose la haine
La douleur, la détresse
Prémonition, tristesse
L'équipage abattu
S'est tu.
7月6日

"Tous les blancs ont une montre......

« TOUS LES BLANCS ONT UNE MONTRE, MAIS ILS N’ONT JAMAIS LE TEMPS » proverbe africain

 

Toi qui nous observe

Mets ta vie entre parenthèses

Insoupçonnables dégâts

Que d’en vouloir plus,

Toujours plus

Et encore plus !

Vingt quatre heures n’y suffisent plus.

 

Tu hoches la tête

 

Perdu, tu ne le comprends pas

Ce blanc insatiable

Avide de fantaisie

Qui veut tout

Au mépris de tout enseignement.

 

Tu hoches la tête

 

Il te fait peur

Et tu n’as pas tort

Voué à la destruction

Inéluctable résolution !

 

Même le tic tac de la montre d’antan

N’a plus d’attrait

Blottie dans le tiroir du chevet

Il n’en veut plus.

 

Tu hoches la tête

 

Maintenant, il a mieux !

Sa gamme informatisée

Lui rappelle

Chaque minute, chaque seconde.

Il va, il vient, il court

Il n’a plus le temps de rien.

 

Tu hoches la tête

 

Mais à quoi bon ?

Esclave du vingtième et  unième siècle

Captivé par ce rythme de dingue

Il jouit égoïstement.

Sa fin est proche.

 

Tu n’y peux rien !

 

 

7月2日

"L'élégance du hérisson"

Formidable roman où deux personnages évoluent, chacun à sa manière.
Ils présentent une particularité. Ils cachent leur véritable personnalité.
 
Je ne vous raconterai pas le contenu du livre si ce n'est pour vous dire que la fin est très émouvante. Notre adolescente et notre concierge sont des individus riches de valeurs humaines hors du commun.
 
L'auteur est Muriel Barbery. Elle a également écrit "La gourmandise" que je vais me procurer le plus tôt possible.
 
Bonne lecture !!!!!
7月1日

Aux arbres citoyens !

Dark Clouds & Full Bright Moon Halloween ImagesDésormais, plus d'excuse, agissons sans plus attendre !


Le ciment dans les plaines

Coule jusqu'aux montagnes

Poison dans les fontaines,

Dans nos campagnes

De cyclones en rafales

Notre histoire prend l'eau

Reste notre idéal

"Faire les beaux"

S'acheter de l'air en barre

Remplir la balance ;

Quelques pétrodollars

Contre l'existence

De l'équateur aux pôles,

Ce poids sur nos épaules

De squatters éphémers...

Maintenant c'est plus drôle

Puisqu'il faut changer les choses

Aux arbres citoyens !

Il est grand temps qu'on propose

Un monde pour demain !

Aux arbres citoyens

Quelques baffes à prendre

La veille est pour demain

Des baffes à rendre

Faire tenir debout

Une armée de roseaux

Plus personne à genoux

Fait passer le mot

C'est vrai la terre est ronde

Mais qui viendra nous dire

Qu'elle l'est pour tout le monde...

Et les autres à venir...

Puisqu'il faut changer les choses

Aux arbres citoyens !

Il est grand temps qu'on propose

Un monde pour demain !

Puisqu'il faut changer les choses

Aux arbres citoyens !

Il est grand temps qu'on propose

Un monde pour demain !

Plus le temps de savoir à qui la faute

De compter la hcance ou les autres

Maintenant on se bat

Avec toi moi j'y crois

Puisqu'il faut changer les choses

Aux arbres citoyens !

Il est grand temps qu'on propose

Un monde pour demain !